Publié par : fsivry | 22 septembre 2016

Communiqué du CIVCR (20 sept. 2016)

Le CIVCR (Collectif ivryen de vigilance contre le racisme et pour l’aide aux sans papiers) nous communique :

 «Ivry-sur-Seine, le 20 septembre 2016

Nous venons de vivre un été marqué par des actes de terrorisme commis par des personnes aveuglées par la haine et le fanatisme. C’est avec une extrême fermeté que nous condamnons cette violence que rien ne peut justifier. Après ces actes de barbarie, des hommes et des femmes se sont levés pour exprimer leur désir de paix et de fraternité et leur volonté d’agir pour tisser ou retisser les conditions d’un meilleur vivre ensemble. A l’opposé, il y a ceux qui se croient autorisés à proférer des paroles de haine, visant les personnes issues de l’immigration et plus particulièrement les musulmans, sous prétexte qu’ils seraient des terroristes en puissance. Nous ne pouvons pas accepter ce genre d’amalgame.

Si la parole raciste et xénophobe se libère, c’est qu’elle est plus ou moins subtilement encouragée par certains discours politiques ambigus. L’hystérie collective autour de la question du port du «burkini» en est la triste illustration. Il semble qu’elle soit l’arbre qui cache la forêt. En effet, sous prétexte d’état d’urgence et de sécurité, les étrangers ou les personnes d’origine étrangère risquent d’être unanimement considérés comme une menace. Certains candidats à la présidentielle de 2017 font déjà de cette stigmatisation leur fond de commerce politique. Il suffit de citer, à titre d’exemple, la proposition de suspendre le regroupement familial en France.

Les personnes immigrées ne peuvent pas être utilisées pour servir les desseins électoralistes de tel ou tel candidat ! A quand des propositions prenant en compte la dignité de ces personnes qui, bien souvent, fuient la misère et la guerre ? Pouvons-nous nous dérober à notre devoir de solidarité ? Nous, membres du collectif de vigilance contre le racisme et pour l’aide aux sans papiers, nous disons : non. C’est pourquoi, nous saluons la décision de Philippe Bouyssou, maire d’Ivry-sur- Seine, d’avoir accepté d’accueillir un centre de réfugiés de 350 places, dans l’ancienne usine des eaux.

Mais au-delà d’actes de solidarité émanant des citoyens, des collectivités locales et des associations, il est indispensable et urgent que les pouvoirs publics prennent des dispositions concrètes pour un suivi social digne de ce nom et ouvrent des solutions plus stables à ces familles. Plus largement, la Commission Européenne doit prendre ses responsabilités face a l’exode de populations cherchant un avenir meilleur.

Plus que jamais, nous devons rester vigilants et solidaires. Vigilants devant toute décision contraire au respect de la dignité des personnes immigrées et solidaires avec ceux et celles qui agissent pour construire un monde de fraternité et de paix. »

Les membres du CIVCR

Si vous préférez lire le texte entier en .pdf et/ou l’imprimer : Communiqué CIVCR du 20 sept. 2016

CIVCR : BP 30023 94201 Ivry-sur-Seine Cedex


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