Publié par : fsivry | 4 octobre 2011

VIOLENTE REPRESSION D’UNE MANIFESTATION SAHRAOUIE A DAKHLA

Communiqué :

Ivry le 27 septembre 2011,

Le CORELSO (Comité pour le Respect des libertés et des Droits humains au Sahara Occidental) dénonce la violente répression d’une manifestation sahraouie à Dakhla.

Depuis plusieurs mois, notamment depuis l’agression marocaine contre le camp de Gdeim Izik le 8 novembre 2010, les associations internationales des droits de l’Homme (Amnesty international, Human Rights Watch, Front Line,…) dénoncent l’aggravation des atteintes aux droits de l’Homme dans les territoires sahraouis occupés par le Maroc. Malgré ces nombreux avertissements, le Conseil de sécurité des Nations Unies a refusé, sous la pression du gouvernement français, de mettre en place un mécanisme de surveillance des droits de l’Homme au Sahara occidental occupé. Cette position a été reçue par le Maroc comme un encouragement à poursuivre en toute impunité sa politique de répression contre la population sahraouie pour essayer de briser sa résistance à l’occupation.

Le 25 septembre à Dakhla, la répression a atteint un degré d’une extrême violence. Des jeunes Sahraouis, qui manifestaient pacifiquement pour le respect du droit à l’autodétermination, ont été attaqués par des colons marocains escortés par des forces de sécurité marocaines. Le bilan est très lourd : un jeune Sahraoui a été tué ; de nombreux manifestants ont été blessés, dont 7 grièvement ; des dizaines de Sahraouis ont été arrêtés ; les maisons sahraouies ont été saccagées et des voitures de Sahraouis brûlées.

 Le CORELSO salue le courage et la détermination du peuple sahraoui qui continue, au péril de sa vie, son combat pour sa dignité et sa liberté. Il présente ses condoléances aux familles des victimes et les assure de son soutien.

Le CORELSO condamne ces crimes de la puissance coloniale contre un peuple colonisé. Il demande au gouvernement français d’intervenir auprès des autorités marocaines, avec lesquelles il entretient d’étroites relations économiques, commerciales et culturelles, pour obtenir l’arrêt de la répression, la libération des prisonniers politiques sahraouis et le respect du droit international fondé sur l’autodétermination du peuple sahraoui.

Le CORELSO renouvelle avec insistance sa demande aux Nations Unies pour que soit mis en place un mécanisme international de surveillance des droits de l’Homme dans les territoires sahraouis occupés afin d’assurer la protection de la population sahraouie contre la répression.

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