Publié par : fsivry | 9 novembre 2010

SOMMET DU G20 A SEOUL : la société civile « persona non grata »

Communiqué de presse – Pour diffusion immédiate (Séoul, 8 novembre 2010) :

La société civile n’est pas la bienvenue au G20 de Séoul

Les organisations de la société civile, membre de OWINFS (Our World Is Not For Sale), des syndicalistes et des paysans du mouvement international Via Campesina condamnent le refoulement à la frontière par le gouvernement coréen de sept militants philippins qui avaient pourtant obtenu des visas. Par ailleurs, d’autres militants progressistes d’Asie et d’Afrique se sont vus refuser l’obtention de visa.

La liste de ces personnes, pour la plupart des représentants de la société civile de pays en développement, qui ont été expulsés, était basée de toute évidence non sur le fait qu’ils représentaient une menace ou qu’ils avaient par le passé été dangereux, mais bien dans le but de les empêcher de participer à la critique du G20 organisée par la société civile, en particulier à la conférence internationale organisée par Put People First ! – Korean People’s G20 Response Action.

Un membre du Parlement indonésien, Charles Santiago, a déclaré : « Alors que des activistes critiques à l’égard du G20 et des politiques néo-libérales ont reçu un accueil pour le moins inhospitalier de la part du gouvernement coréen, on déplie le tapis rouge pour quelques 100 PDG qui participeront au G20 Business Summit ».

Le représentant philippin expulsé, Josua Mata a ajouté : « Rien ne démontre mieux la vraie nature du G20 qu’en même temps qu’il retient et expulse des activistes du Sud, il se prépare à avoir un dialogue privilégié avec les plus grands PDG du monde. Cela ne fait que confirmer ce que nous disons depuis longtemps : le G20 est anti-democratic et ne s’intéresse pas à améliorer la vie quotidienne des gens ». « Le G20 qui demeure une arène non-élue et non-representative, excluant la majorité des pays en développement et des pays pauvres n’a pas la légitimité de décider des orientations politiques et économiques du monde » a déclaré Yoon Geum Soon, représentant du mouvement internationale, la Via Campesina.   

James Tyotyo de la Confédération syndicale sud-africaine (COSATU) a conclu : « Depuis 2008, le G20 n’a rien fait d’autre que de faire des déclarations sans engagements et a failli à donner une réponse coordonnée à la crise économique et sociale. L’avenir du mode de gouvernement économique international doit être mis en débat, au moins dans l’enceinte des Nations-Unies ».

Plus d’informations :  http://en.putpeoplefirst.kr 

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